WEEK END AU MONT AIGUILLE

Publié par olive le

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      olive
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      https://photos.app.goo.gl/x6nzdb9rFb9KXiah6

      Le MONT AIGUILLE.

      SAMEDI, col de PANSARET

      Nous partîmes à 2, mais par un prompt renfort, nous vîmes 8 à la pause au café au 1 er rond-point à CHATEAU -ARNOUX. Rond-point manqué par Antoine, Sophie et Xavier qui déjà commençaient à avoir des velléités d’arriver les premiers au sommet. À peine arrivé, café, menthe à l’eau , gaufre avalés que déjà, les remontrances de la présidente et de son fidèle serviteur se faisaient entendre sur les ondes et nous obligeaient à nous mouvoir vers un autre lieu de départ : CHICHILIANNE. La gaufre partit directement dans le mollets de DIDOU, ANTOINE se brûla au 2ième degré le palais, et XAVIER eu la gorge noué et les yeux exorbités jusqu’au dimanche soir !

      Nous arrivâmes fourbus (bouchons ,chaleur) avec 15 minutes de retard, sur l’horaire décrété par la présidente et son fidèle sherpa, et nous les trouvâmes attablés par trop loin d’une charmante porcherie. Ah !  Comme la campagne de CHICHILIANNE sentait l’herbe fraiche, et la nature.

      Remplissage des gourdes (Je ne vise personne) à une charmante fontaine, non loin d’une petite chapelle avec un beau toit de chaume, et direction la montée vers le col de PANSARET pour avoir une vue unique du MONT AIGUILLE.

      La première partie fut champêtre, bucolique, et le groupe commença à se diviser en 4. Ceux qui regardaient la carte, ceux qui consultaient leurs différentes applications de géolocalisation, celle qui se regardait les ongles en vue d’une prochaine séance de manucure et encore ceux (celles ou cieux) qui se grattaient les c…es (Euh, les 2 derniers à appartiennent à la même espèces mais pas au même genre). Mais la montée se poursuivit jusqu’à un replat herbeux ou paissait une unique marguerite (cf vos connaissances filmographiques) . Puis la montée paisible se transforme en ascension.

      Là, intervint une première scission, le fidèle sherpa de la présidente s’éclipsant, prétextant une folle envie de partir en reconnaissance pour savoir où se trouvait le chemin du retour. Après plusieurs appels au micro (« le petit sherpa de sa présidente est attendu auprès du point d’arrêt ! »), celle-ci préféra nous abandonner pour partir à sa recherche.

      Là, la montée se transforma en escalade et en galère. La gente masculine ouvrant la route à une gente féminine plutôt rebelle à l’idée de devoir faire autant d’effort pour grimper le long d’arête dans un fouillis d’arbre et sur un terrain qui favorisait plutôt la descente que la montée.

      Nous parvînmes au bout d’une heure de galère bien iséroise (et non pas romaine) au graal. Un petit éperon où il fallait faire la queue pour prendre LA photo de notre lieu de destination du notre week-end : le MONT AIGUILLE.

      La descente fut rapide et parfois plus rapide pour certains qui n’avaient pas le pieds sûrs ou la semelle cramponneuse !!

      STÉPHANIE sauva SOPHIE d’une mort certaine (1-0), qui la sauva à son tour (1-1), Bâtons de marche au centre !!!!

      Nous retrouvâmes le reste de la fine équipe (ANNE et YVES au camping.) On suppose, dans les milieux autorisé, qu’YVES connaissait le topo de cette rando depuis TREZANNE pour Le Rocher de PANSARET 1674 m,  et que le bougre a bien eu raison de chercher un hypothétique chemin de repli.

      Du point de vue de la signalétique, on la cherche encore, aucune borne, aucun tracé ,  ce qui nous a conduit à jouer au sanglier.

      Montage des tentes sur une partie du camping du MONT AIGUILLE, où l’ensemble des participants s’est joyeusement étalé à tel point que notre plus proche voisin teuton a été mis en déroute. (Triste revanche). Camping parfait. Qui nous a permis de nous reposer.

      Un bon « barbeuque » avec les saucisses de la présidente, et les bières de SOPHIE & ANTOINE ont permis de trouver un accord sur la suite du déroulement.

       DIMANCHE

      Avec des muscles un peu endoloris et prétextant des prévisions météo qui annonçaient une série d’orages, la joyeuse bande a décidé de faire un peu de gras et de repousser l’ascension de THE mont ! pour aller sur le site d’escalade de TREZANNE

      Des cordes même en double pour faire une paroi de rocher calcaire, en couenne. Des voies de 10 à 30 m, nous permirent d’oxygéner nos muscles fatigués de la veille. 3 secteurs : Initiation, Tithonique et Magie Noire nous tendaient les relais. On m’a poussé à faire ce CR en omettant de vous dire sur quel secteur nous étions restés, cependant je vous donne un indice, on n’est pas allé trop loin !)

      Il est spécifié sur le topo que ce site est exposé à la pluie. Et bien c’est faux, on a pris la poudre d’escampette, bien avant. En revanche le chemin qui y (Oui parfois les gones y mettent des « y « , mais là tu vois, MYRIAM, YVES, c’est justifié, ici) conduit lui n’est pas bâché !!!

       

      Pendant l’apéro vérification des sac et du matos pour le lendemain ! Il aurait dommage d’oublier un baudrier ou le bout de corde de notre amis MACHARD (« Serge, si de là où tu es, tu nous écoute . bla bla.. »).

      Puis une partie de l’équipe décida de partie en éclaireur , en voiture, pour voir le départ (raison caché : si on avait pu monter en voiture pour éviter la marche d’approche voire l’ascension, non pendant que vous y êtes !!).

      Quoi de meilleur qu’un petit restau au pied du Mont AIGUILLE avec vue … « pas sur le Mont AIGUILLE », pour remplir le réservoir à colorie (Et ne pas dire le réservoir de Calorie).

      Très bonne ambiance, repas copieux et goûteux, tout le monde riait , parlait, buvait, excepté notre ami Xavier qui sombrait tant bien que mal : Son œil se fermait, les premiers frissons apparaissaient , suivis d’éternuments sans cesse plus forts les uns aux autres . Allait-il être en forme pour atteindre L’OBJECTIF de demain ? Tout le monde fouilla dans ces poches pour lui apporter non pas du réconfort mais au moins un médoc.  Et là, une tablette de petites pastille bleues !! Non, non je vous arrête tout de suite les pastilles sont bien bleues, mais c’est de l’AERUS.

      Je vous laisse dans l’expectative !

      Bonne nuit.

       

      Lundi : MONT AIGUILLE

      Il est difficile de dire si le repas avait été trop lourd ou s’il commençait à y avoir une petite appréhension face à la journée de lundi, certains avaient gagné en souplesse, et au réveil beaucoup avait la tête dans le ……(mot non accepté par la correctrice de l’épreuve sur laquelle vous vous endormez).

      MARIE avait bouquiné (Gala ou le topo, on ne sait pas) votre serviteur n’était pas trop flamme, non plus par cette nuit agitée. « Vue l’inertie » (Merci SOPHIE pour nous avoir rabâché ceci depuis l’heure de notre départ) de ces 10 joyeux lurons, il avait été décidé d’un départ à 6 heures. Les réveils ont commencé à faire leur petite musique dès 5h30 et la joyeuse troupe s’est mis en route sans trop d’inertie (nah !!, SOPHIE).

      XAVIER pétait la formé, malgré sa pupille dilaté et sa paupière turgescente et raide  (erreur de dosage ou mauvaise plaquette, seule Sophie vous donnera la réponse).

      ANTOINE à mal dormi, faute à un matelas pas assez ferme alors qu’il avait un matelas multi spires qu’il a eu la flemme de gonfler !!!!

       

      Direction avec entrain au voiture, et la chef de groupe sonne le départ ; L’arrêt se fait dès que le chemin devient non carrossable. La joyeuse bande s’étire le long d’un magnifique sentier dans un sous-bois très ombragé mais très agréable à parcourir.

      THE Mont AIGUILLE se dresse dans le brouillard, en partie caché, et cette découverte est magique.

      Une partie en éboulis traversé et nous sommes au pied de ce cailloux, tant attendu par certaines. Euh vais-je y arriver ? les éboulis ? le vertige, les nœuds de cordes. Les binômes décidés la veille, monteront dans cette ordre : XAVIER (tjrs la paupière raide mais la pied sûr) avec SOPHIE, ANTOINE et le rédacteur de cette prose, STÉPHANIE et MYRIAM, DIDOU et MARIE et pour fermer le groupe : YVES et sa fidèle assureuse, la présidente of the GMA 500 (Five hundred) , ANNE.

      Nous sommes arrivés après le départ de 3 cordées, un binôme nous laisse gentiment passer car il ne connait pas l’itinéraire.

      Et c’est l’ascension !  XAVIER casque rouge, SOPHIE dégaines vertes avalent sans relâche, à un rythme effréné les différents points et relais. Et là le drame arrive.   Un troupeau de chamois traverse la montée en différents points. (non, non attendez, le drame c’est maintenant !).

      Alors que MARIE arrivait au premier relais, un guide doué d’une bonne technique alpine, mais d’une psychologie de merde, commence à la maltraiter et la pourrit littéralement sur place. Pétrifiée jusqu’au sommet, elle fera preuve, tout au long de l’ascension, de beaucoup de courage et de persévérance.

      Le fidèle destroyer de la présidente commence à taper des sabots et le voilà t’y pas qu’il prend la place de la 2ieme cordée.

      Malgré de petites bourrasques de vents on peut entendre ses commentaires jusqu’à CHICHILIANNE: « Putain qu’est-ce qui foute, ça glande, oh tu te presses, ou tu cueilles des édelweiss ? »

      (Petite remarque, Yves, il n’y en a pas, juste quelques cachous ou bonbon des Vosges, même si on est en Isère, laissés par les chamois.)

      Le guide sévèrement réprimandé, restera derrière nous le regard craintif, les dégaines entre les jambes donnant même 2 ou 3 conseils (de merde). Ce guide, Monsieur X. G. a sa tête mis à prix, un contrat étant lancé cotre lui). NO body fight against members of the GMA .

       

      ANTOINE bougonne vis à vis des gens qui le doublent et me hisse avec élégance, force, au sommet ! (Pas vrai REVERSO ? Ceci n’est pas une page de pub, mai juste un petit nom, avec lequel il aime être appelé)

      STÉPHANIE , et MYRIAM, toutes les 2 joyeuses ? sautent de rochers en rocher, talonné par le psychologue de m…e.

      YVES, au sommet tourne autour du cairn et on aperçoit encore sa trace circulaire. Il s’impatiente mais Marie et DIDOU sont encore loin dans la montée alors que le soleil est au zénith.

      XAVIER, le pied sûr et le regard pénétrant, vole à leur secours non pas pour les aider mais les encourager, mais aussi parce qu’il a le ventre dans les talons. Il est midi, et comme il lui faut un bout de temps à tourner en rond avant de se poser. Il ressemble à un chien tournant avant de poser sa p… .

      Congratulation des cordées quand tout le monde se retrouve ( je passe sous silence, les effusions , je suis limité en nombre de mots).(Oui je sais, pas seulement en nombre de mots).

      Petit tour du propriétaire, YVES on est arrivé, on est tous là ! Il peut enfin desserrer le frein à main.

      Puis, il faut songer à la descente. REVERSO nous fixe le point de descente, XAVIER a de nouveau son heure de gloire (Après son acte de bravoure) en nous faisant une petit démo aidé par Monsieur MACHARD, et tout le monde se lance dans la descente en suivant aveuglement YVES, le maitre des rappels.

      Le premier passé , suit un éboulis de mouise où j’ai l’impression de faire de l’huile (d’olive). Là, encore XAVIER rassure et assure (dans tous ls sens du terme) en poussant (pas trop les derniers), en sécurisant les joyeux drilles (qui le sont un peu moins).  Il faut rester « groupir », on se tiendra plus chaud si par malheur la nuit arrivait…

      Xavier a retrouvé toute sa souplesse et son agilité, on croirait un bouquetin qui se déplace.

      2ième rappel, super beau, de 30 mètres ou STÉPHANIE se fait un peu peur avant de partie, mais ANNE veille au grain, raboute 2 cordes et lui sert un magnifique plat de pates , qu’elle va cependant bien digérer.

      Au fond , de plus bas, monte une clameur, des mots, qui ne sont pas autorisés à être retranscrit dans ce procès-verbal, d’YVES qui  se bat lui aussi avec des nœuds, puis sur la direction à prendre après le dernier rappel. DIDOU, à chaque mètre, cherche un sapin, non pas pour satisfaire un besoin naturel, mais parce qu’il lui semble se souvenir qu’enfant il y avait un relai planqué derrière.

      Et nous voilà coincés pour certains en haut du dernier relais, ne sachant pas ce que les éclaireurs, XAVIER, YVES , SOPHIE doivent faire. Un rappel entre la paroi et une aiguille avec une fonction pendule à mettre au bout puis… se diriger à droite ou à gauche, en regardant l’aiguille ou la paroi ?

      N’écoutant que son souvenir lointain DIDOU, et ses mollets s’élancent (Pinpom pin, c’est DIDOU !) dans le dernier rappel et nous sauve de la nuit (c’est ce qu’il faut lui laisser croire), YVES et XAVIER étant arrivés à nous sortir de ce dédale, au même moment.

      DIDOU, doit encore, à l’heure actuel creuser dans ses souvenir : alors le dos à la paroi, je descends pendule…. Il doit être profond. Si vous le voyer dites lui d’arrêter de creuser, on est arrivé !!!!

       

      La descente fut plus rapide que la montée !!!

       

      Certains courageux prirent le partie de nous quitter le soir même, XAVIER & SOPHIE, et REVERSO qui redescendra en faisant des trajets entrecoupés d’arrêt dodo.

      STÉPHANIE &MARIE décidèrent de se poser et de rester reprendre des forces.

      YVES, « une réunion chez Thalès, le lendemain, à 8 heures, SAM PETE LES COUILLES, je la repousse !! »

      ANNE, « mes élèves connaisse bien l’allemand, qu’ils aillent faire des maths, ils seront moins c… »

      DIDOU n’eut quant à lui pas le choix, puisqu’il venait en stoppe !

      MYRIAM et le scripte, choisi de force, resteront encore une nuit aussi sur place.

       

      Les affaires continueront le lendemain, par une autre randonnée dans le vallon de COMB(E)AU par le col de la MENÉE avec une autre point de vue sur le Mont AIGUILLE.. Mais ça , c’est une autre histoire.

       

      Merci à tous pour votre enthousiasme, et bonne humeur.

      Merci de décerner les médailles de l’ordre du mérite (agricole et alpin)

      à MARIE pour sa persévérance et sa  bravoure !

      à XAVIER pour sa disponibilité à tous les points du parcours !

      à YVES pour sa patience, son agilité à doubler, à trouver un relai pour descendre (par ordre d’apparition au cours de la journée) !

      à ANTOINE pour son assurage de qualité !

      à ANNE pour ces saucisses (Oh parfois il y a des choses qui t’énervent ! (qui se ressemble s’assemble)

      à SOPHIE pour la bière, (bon remède contre les crampes), une sacrée nurse

      à MYRIAM pour le fait qu’elle pouvait largement monter en tête, sans stress et pression, non mais , ne te mésestime surtout pas !

      à DIDOU pour sa mémoire et son travail sur lui-même pour se souvenir de sa droite et de sa gauche, dos ou ventre contre la paroi !

      à STÉPHANIE sa faible participation à la vaisselle, et m’avoir cacher tous ses défauts ! (Elle me fait penser au sketch de BLOND de GAD ELMALEH, no défaut, mais promis je creuse et vous tiens au courant)

      à OLIVIER pour avoir fait ce long CR sans queue ni tête !

       

      J’ai adoré faire se petit récit et découvrir les facettes de camarades de week-end !

       

       

      PS Au dernières nouvelles le guide s’est reconvertit en DRH chez Orange…..MARIE, tu n’as plus rien à craindre pour refaire le sommet. Mais c’est méchant d’avoir fait une statuette à son effigie et de l’avoir étranglé avec ton cordon de portable

       

    • #3062
      Christian
      Modérateur

      L’Aiguille méritait bien les maud du Cha       …

      Christian à la sieste

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